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Accueil > Calgary, Canada 2009 > La compétition au jour le jour > Jour 4
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Jour 4

Nicolas Petitpas - Chaudronnerie (Pays de la Loire)

Entretien avec l’expert Bertrand Vendeville

"Nicolas a fait quelques erreurs pendant la compétition et il a pu récupérer certains. En revanche, je ne suis pas certain qu’il lui sera possible de monter sur le podium. Quant à la concurrence, je suis très impressionné par la Corée. Le candidat coréen est extrêmement rapide et a réussi à finir sa dernière pièce en seulement 9 heures de temps. C’est très impressionnant, le candidat est pratiquement en mode automatique et à du faire cette pièces de multiples fois."

Julie Dubois - Soins Esthétiques (Lorraine)

Entretien avec Audrey Lacoste, Médaillée d’argent en Soins Esthétiques aux 39es Olympiades des Métiers et coach de Julie Dubois

"D’après ce qu’a fait Julie et ce que j’ai pu voir des autres concurrentes, Julie sera sur le podium, c’est certain. Je ne serais pas surprise qu’elle soit d’ailleurs sur la plus haute marche. Elle a fait une excellente compétition et je suis tout simplement bluffée de son mental d’acier ! Hier, elle a fait un sans faute et c’est la seule. De nombreuses candidates ont craqué, ont perdu leurs moyens alors que Julie est restée totalement dans la compétition et a terminé son épreuve avec la meilleure note. Je crois que la confiance qu’elle peut avoir en elle est un véritable atout.

Elle me demande souvent des conseils, mais il faut l’avouer : elle est bien plus forte que moi alors, je n’ai pas beaucoup de choses à lui apprendre !"

Cyril Scontrino – Peinture automobile (Provence-Alpes Côte d’Azur)

Entretien avec l’expert Jean-Jacques Balan

"Cyril est un candidat très calme ce qui est un point fort pour gérer le stress de la compétition. Mais le 1er jour, il a perdu ses moyens en voyant la dimension du concours. Je crois qu’il ne s’attendait pas à cela et le stress est monté d’un coup. Il a réussi à reprendre ses esprits et à se concentrer sur son épreuve. Je suis très content de son travail, surtout qu’il a pu finir intégralement la décoration de sa carrosserie.

L’épreuve se décomposait en cinq parties incluant la préparation de la surface, la réalisation des teintes puis du dessin central, puis la pose de stickers représentant les drapeaux du Canada et de la Grande-Bretagne, le prochain pays hôte des Olympiades des Métiers.

Même si je ne pense pas qu’il sera dans le carré final compte tenu du niveau extrêmement élevé de la compétition, je suis satisfait car il a tout donné pour aller au-delà de ses limites."

Ludovic Durel – Peinture & Décoration (Auvergne)

Entretien avec l’expert Éric Métivier

"Je suis très content du travail de Ludovic. Pendant 4 jours, il était au top. Aujourd’hui, c’est une grosse journée pour les candidats en terme de points et les résultats peuvent changer complètement. C’est donc difficile de savoir s’il sera sur le podium mais j’ai bon espoir.

Cette année, le niveau de la compétition est vraiment élevé. La Suisse, la Grande-Bretagne, la Finlande, le Sud Tyrol et la Corée sont de sérieux compétiteurs pour nous. La Corée en particulier s’est énormément entraînée car par rapport aux précédentes éditions, le niveau de son candidat est bien plus élevé.

Une fois que la compétition sera terminée ce midi, tous les experts vont délibérer et ce sera l’instant de vérité pour Ludovic."

Loïc Ginestes – Pâtisserie-Confiserie (Pays de la Loire)

Entretien avec l’expert Daniel Gaudard

"Depuis le début de la compétition, tout se passe bien pour Loïc. Il a toutefois eu un problème avec l’un des produits fournis : la pectine. En France, nous avons plusieurs types de pectines que nous utilisons selon les ingrédients de nos recettes mais ici, c’est la même pectine pour tout. Nous avions demandé une pectine bien spécifique, mais étant donné qu’elle n’existe pas au Canada, Loïc a dû composer avec celle-ci. Il était très perturbé car il craignait de ne pas pouvoir réaliser ses compositions comme en France. Finalement, je crois qu’il s’en sort bien.

Aujourd’hui, il doit créer sa pièce artistique, une épreuve clé qui peut tout changer dans le classement. Cette pièce est intégralement en chocolat. Il faut donc que le collage des éléments tienne bien et que la sculpture soit équilibrée pour ne pas qu’elle s’effondre. L’un des candidats, le Japonais, vient d’ailleurs de voir son œuvre s’écrouler. Il faut donc être très minutieux. Une fois que la pièce en chocolat est terminée, Loïc devra y installer son gâteau et il faudra que tout tienne debout. Rien n’est joué pour le moment, il faudra attendre jusqu’au bout de la compétition pour connaître le meilleur."

Cédric Kuster – Service en salle (Alsace)

Entretien avec l’experte Dominique Waille

"Dans le métier service en salle, les candidats ont quatre épreuves à réaliser pendant les 4 jours de compétition : le service d’un dîner gastronomique, le service d’un dîner traditionnel de bon standing, le bar à cocktail et enfin le service d’un banquet de plusieurs personnes. Les experts sont affectés à une épreuve par jour et jugent le travail d’une partie des candidats. C’est donc difficile de pouvoir évaluer le travail de Cédric par rapport aux autres, mais d’après ce que je peux voir et entendre, il fait un excellent travail.

Cédric a consacré beaucoup de temps pour se préparer à cette compétition internationale. Il avait déjà participé aux Finales Nationales des 39es Olympiades des Métiers en 2007 et s’était classé 3e. Cela fait donc 2 ans qu’il ait envie de gagner cette compétition et il ne compte pas laisser passer sa chance. Il a une volonté de gagner incroyable !

Pendant toute sa préparation, il a été très entouré : par son entreprise d’abord, le célèbre restaurant étoilé « Au Crocodile » à Strasbourg mais aussi par son centre d’apprentissage. Son maître d’apprentissage a d’ailleurs fait le déplacement jusqu’à Calgary pour l’encourager. Il a également suivi une préparation technique avec moi, celle que WorldSkills France met en place pour tous les candidats.

Je pense qu’il sera classé dans les 6 premiers mais la concurrence est rude, en particulier de la part des Asiatiques."

Jonathan Mégard – Tôlerie-Carrosserie (Aquitaine)

Entretien avec l’expert Jean-Charles Leroy

"Depuis le début de la compétition, Jonathan est bien concentré sur son travail. Il a eu quelques difficultés de compréhension du sujet qui était en anglais mais l’interprète a su traduire le sujet de manière lisible et compréhensible pour Jonathan. Il a pu faire son épreuve sans aucun problème.

Le niveau de la compétition est très élevé. Les Asiatiques, et plus spécifiquement la Corée et le Japon, sont redoutables et très efficaces. Le niveau de l’épreuve est lui aussi élevé car les candidats doivent réaliser le travail en 22h alors qu’en France, un carrossier mettrait une semaine pour le faire. Il faut faire à la fois vite et bien. C’est dire le niveau d’excellence des Olympiades des Métiers !"

Alban Robin – Imprimerie (Pays de la Loire)

Entretien avec l’expert Lionel Holenstein

"Le 1er jour de la compétition a été très difficile pour Alban car il a été dérouté par l’épreuve sur simulateur. En effet, Alban s’est formé sur l’ancienne version du logiciel utilisé pour cette épreuve. Or celle-ci a été renouvelée il y a à peine 6 semaines et c’est celle qui est utilisée sur la compétition. Pour pouvoir y avoir accès, nous aurions dû acheter la nouvelle version qui coûte très chère. Résultat, 8 candidats sur 14 se sont retrouvés comme Alban, à ne pas pouvoir faire l’épreuve correctement.

Malgré cette première journée chaotique, Alban a réussi à reprendre confiance en lui et les trois autres jours de la compétition, il y était à 100%. Sans ce problème avec le logiciel au départ, il aurait été à 100% les quatre jours. Heureusement, l’épreuve sur simulateur ne compte que pour 20% de la note globale et je sais qu’il a été excellent sur le reste des épreuves."

Benjamin Callar - Gestion des réseaux informatiques (Picardie)

Entretien avec l’expert Philippe Baucherel

« Benjamin a bien commencé sa journée. Ensuite il a rencontré une difficulté en fin de matinée, juste avant le déjeuner. Après le déjeuner, il avait du mal à se reconcentrer, j’ai essayé de venir l’encourager et je pense qu’il a remonté son petit coup de mou. Benjamin a commencé très fort le premier jour, puis le 2e jour c’était un peu le coup de fatigue avant qu’il reparte sur une 3e journée bien meilleure. Il ne reste plus que deux heures aujourd’hui !

Le pays le plus redoutable pour Benjamin est surtout le Singapour, dont leur candidat avait décroché la médaille d’or dans ce métier il y a deux ans au Japon. C’est un pays qui entraîne ses jeunes pendant des mois, voire des années en amont. Bien que le Singapour soit bien placé, les autres pays ayant été très forts au Japon ont complément décliné cette année. Certains pays asiatiques ne sont plus du tout dans les clous, cette fois-ci c’est le Canada et la Hongrie qui sont excellents. Nous allons certainement assister à une vraie distribution des cartes. »

Hervé Jaunet – Chef d’équipe, Médaillé de bronze en 2001 dans le métier Taille de Pierre

« C’est la première fois que je prends la casquette du chef d’équipe et j’avoue que cette expérience est plus que satisfaisante. Depuis le début, l’équipe est très concentrée et la première journée s’est d’ailleurs très bien passée. C’est la deuxième journée qui a été beaucoup plus difficile avec des erreurs et des petits coups de mous pour certains candidats.

Avec Cédric et Stéphane, mais également Frédérique, la kiné, nous avons constituée un bonne équipe et je pense que nous avons réussi notre objectif en termes de suivi des jeunes et encadrement. Je suis fatigué mais heureux quand je vois le regard des candidats et leur façon d’être avec nous, cette confiance qu’ils ont en nous et que nous ne décevrons pas sous aucun prétexte.

Je sors de la fin de l’épreuve des jardiniers-paysagistes et j’avoue que c’était un moment particulièrement fort. Une belle leçon de dépassement de soi, car, au bout de leurs forces, les deux sont vraiment allés chercher la force au fond d’eux-mêmes. Frédéric, l’un des deux candidats, ne marchait même plus en sortant de l’épreuve, il titubait tellement il s’était donné. Selon eux, ils n’ont jamais posé aussi vite des dalles ni planter à cette vitesse des fleurs.

Cette expérience de chef d’équipe nous fait partager des moments d’intimité rares et je pense qu’il faut avoir des aptitudes particulières pour faire ce job. On rentre dans l’intimité des gens dans les moments où ils se mettent à nu, c’est aussi une grande responsabilité. Il faut savoir écouter les candidats, les réconforter tout en ayant toujours une attitude positive. Elle est même indispensable.

Concernant la compétition, je suis aussi un peu déçu de la future disparition de mon métier, la taille de pierre. Il y a des besoins dans le monde entier, notamment au niveau des monuments historiques, notre patrimoine à nous tous. Avec Jonathan, notre candidat en taille de pierre, nous avons mis un peu de fantaisie dans le groupe, c’était sympa. Jonathan a d’ailleurs survolé la compétition, il était vraiment au-dessus du lot. Sans aucune prétention, l’épreuve était même trop facile pour lui, il s’ennuyait presque. Il y avait un gouffre entre lui et les autres candidats !

Maintenant, après les Olympiades, je vais retourner à mon travail. J’ai d’ailleurs posé ma candidature pour être formateur dans un CFA en Isère, mais le directeur du centre exige 30 ans d’expérience professionnelle. J’en ai « que » 15 ans. C’est réellement dommage car avec mon expérience, notamment à l’international ainsi que mon niveau de compétence (ndr : Hervé a été médaillé d’argent en taille de pierre en 2001 à Helsinki), ce serait parfait de pouvoir continuer à former des jeunes. Dans un CFA où une majorité des formateurs est proche de la retraite, il serait pourtant intéressant d’injecter un peu de sang neuf ! »

Frédérique, la kiné de l’Équipe de France des Métiers

« C’est impressionnant de voir dans quelle mesure les jeunes vont au bout de leur passion. Je m’occupe par ailleurs de sportifs de haut niveau, de judokas, d’athlètes, d’une équipe féminine de basket… et je constate que les membres de l’Équipe de France des Métiers sont de véritables athlètes de haut niveau.

Je les comparerai bien à des judokas pour leur capacité de se faire mal. Les judokas n’ont pas peur de se faire mal, d’avancer et de dépasser leurs limites. C’est la même chose ici : les candidats donnent tout, jusqu’à la dernière ligne droite ils ne lâchent rien. Par exemple, les jardiniers-paysagistes ont su rebondir et ont trouvé une énergie à laquelle il ne s’y attendait plus eux-mêmes. Physiquement à bout, ils ont réussi à mobiliser des ressources inespérées, jusqu’à ne plus pouvoir marcher après !

Mais il y a autre chose qui m’a particulièrement plu : ils ne cherchent pas d’excuses ! Cela reflète leur état d’esprit et démontre que leur mental est vraiment très fort. Ils n’ont pas non plus de limite à leur excellence. Ils partent du constat qu’ils peuvent toujours mieux faire, encore et encore, la perfection est l’objectif jamais atteint. J’ai au l’occasion de faire des rencontres très enrichissantes et humaines dans cette aventure avec l’Équipe de France des Métiers. C’est un vrai groupe, une équipe, soudée, solidaire, un peu comme dans un sport collectif. Toute l’équipe rattrape celui qui flanche, qui perd la foi, c’est très fort. Et malgré des pleurs, des moments difficiles, de a fatigue et du stress, aucun n’a craqué et tous sont allés au bout de cette formidable aventure.

J’espère avoir pu apporter ma pierre à l’édifice et je serais ravie de pouvoir le faire encore. »

Cédric Cotilleau - Chef d’équipe, Médaillé d’argent en 2005 dans le métier Menuiserie

« Je suis content de dire que nous avons une équipe motivée qui a bien tourné. L’encadrement avec Stéphane, Hervé et aussi avec Fred a bien marché, nous avons réussi à faire passer les messages et à être vraiment avec les candidats lorsqu’ils avaient besoin de nous. Malgré mon expérience de chef d’équipe au Japon lors des 39es Olympiades des Métiers, j’avoue apprendre toujours davantage, ce qui me permet d’optimiser la gestion de la compétition pour les candidats. Il y a effectivement une différence entre le Japon et Calgary par rapport au changement d’encadrement. Daniel Levavasseur avait déjà pas mal d’expérience, mais avec Stéphane et Hervé nous avons beaucoup appris et l’équipe a été formidable : c’est vraiment un groupe qui prend une même direction ! Il y avait de l’écoute, de la discipline, les uns sont liés aux autres. Ils ne se sont jamais plaint, ce qui est extraordinaire.

Disposant de caractère différents, nous avons été très complémentaires et même s’il faut s’expliquer parfois, l’ambiance a été très bonne et nous avons bien travaillé ensemble.

Quant à Antoine Kretz, je note qu’il nous a toujours entendu, il a été très à l’écoute, on pouvait tout lui dire. Fred a bien complété notre équipe de trois en apportant une autre expérience. Elle s’est également très attachée à toute l’équipe.

Maintenant il ne reste qu’à renouveler l’expérience pour Londres en 2011 ! »

Antoine Kretz – Délégué Technique de WorldSkills France

« Le niveau de la compétition a sensiblement augmenté. En tant que Délégué Technique je dois poser la question de la stratégie à adopter pour préparer nos jeunes pour Londres. Le nombre de pays accroît régulièrement, le niveau est de plus en plus homogène. Dans les métiers où la France a traditionnellement une longueur d’avance, les autres pays se sont mis au niveau. Les écarts sont de plus en plus faibles. Dans certaines épreuves, les premiers sont dans un mouchoir de poche. Avant l’écart entre la médaille d’or et la médaille d’argent était de 2 ou 3 points, aujourd’hui il s’agit de 5 ou 6/10e !

Les pays ont de plus en plus d’expérience et il devient plus difficile de rentrer dans le top 3. Les Suisses lors de la compétition internationale à Saint-Gall, avaient de médiocres résultats. Aujourd’hui ce sont de véritables adversaires pour nos candidats français car les Suisses sont extrêmement bien préparés. Comme les candidats finlandais d’ailleurs, qui viennent pour gagner !

Si le nombre de pays qui s’inscrivent au concours continue à croître de façon constante, nous allons approcher les 100 pays dans 15 ou 20 ans. Il sera intéressant de voir comment le concours continuera à évoluer et quelle forme il prendra.

Ce soir, rien que pour le concours de cuisine, il faudra que les experts et le chef-expert contrôlent et signent 1200 feuilles ! C’est tout un programme… . »

Entretien avec François Moutot, Directeur Général de l’APCM

« Je constate une augmentation du niveau entre la finale internationale du Japon puis la compétition ici au Canada. Il convient de faire très attention à ce que les candidats continuent à être départagés dans des compétences essentielles pour les métiers, comme la maîtrise du geste professionnel, la maîtrise du temps ainsi que la réflexion. Il faut garder cette possibilité de juger le travail sans que des paramètres étrangers aux métiers entrent en ligne de compte pour fausser le résultat final.

Dans certains métiers comme, par exemple le carrelage, nous commençons ne plus être dans le significatif, dans la beauté du geste. Il va falloir y songer pour la suite et Londres 2011.

D’une manière générale, l’esprit de compétition est très positif : l’ambiance est bonne entre les candidats même si la concurrence est forte. On note le défaut d’agressivité et la présence de solidarité entre les concurrents dans un même métier. C’est un peu comme sur un chantier ! Il n’y a aucune d’exacerbation de la compétition.

Nous avons également fait un pas significatif en terme de communication depuis le Japon. Si les médias viennent, c’est qu’ils savent qu’il y a des moments forts et qu’il y a une attente du public français. Le travail, le savoir-faire et la formation deviennent un sujet positif à reprendre par les médias. Cela montre bien qu’on peut faire de l’information sur du positif. Maintenant j’aimerais qu’ils comprennent réellement qu’il y a un enjeu et qu’ils peuvent nous aider à parler de la formation et de l’apprentissage de façon positive. Ils ont en l’occasion grâce aux concours nationaux et internationaux, entre autres. Nous sommes prêts à accompagner les médias dans leur quête de l’information autour des métiers. »

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