« On espère un bon résultat. Les Français ont tout donné en étant au maximum de leurs capacités, raconte Auriane, chef d’équipe et elle-même ancienne médaille d’or en coiffure lors de l’édition 2001. "Tous les candidats rêvent de rentrer en France avec de l’or autour du cou. Jusqu’à la veille du dernier jour de compétition, ils restent extrêmement concentrés, motivés et forts dans leur tête. Tout peut se jouer jusqu’aux dernières heures, parfois jusqu’aux toutes dernières minutes du concours !"
Daniel Levavasseur, entraîneur de l’Equipe de France, et le kiné-ostheopathe Henri Sagols, prodiguent soins et conseils jusqu’au dernier moment. Daniel Levavasseur, par ailleurs maître d’arme d’escrime ayant entraîné Laura Flessel avant son titre olympique, explique : " Les candidats démarrent leur journée à 5h30 par un réveil musculaire. Il faut au corps et au cerveau entre trois et quatre heures entre le moment où l’on se réveille et le moment où l’on est le plus opérationnel et au top de ses capacités. Cette compétition se gagnera par ceux qui auront su faire la différence, si minime soit elle. C’est effectivement ça le haut niveau !"
Le parrain Claude Onesta, entraineur de l’Equipe de France de handball masculine, s’est également rendu au Japon pour soutenir les candidats Français. "Je suis tombé sous le charme des jeunes, si brillants dans leurs métiers, dans leur engagement et leur motivation. La demarche entreprise pour realiser des performances dans cette competition est vraiment similaire avec les sportifs de haut niveau. En revanche, ces jeunes competiteurs se caracterisent par une maturité exceptionnelle alors qu’ils n’ont même pas 23 ans !"
Tous les habitués de cette compétition de métiers confirment en effet que le concours exige des compétences professionnelles mais aussi des aptitudes physiques et mentales exceptionnelles.
" Ce n’est pas le club Med ici !", sourit Auriane Vial, chef d’équipe. Cette ex-candidate et championne en Coiffure Dames et Hommes explique que le décalage horaire de 8 heures entre le Japon et la France a même justifié une préparation supplémentaire : "Quelques jours avant notre départ, nous avons commencé à décaler notre heure de réveil et notre heure de coucher. A raison d’un décalage d’une heure par jour, je me suis endormie et réveillée de plus en plus tôt. Ici, au Japon, malgré les huit heures de plus qu’en France, j’ai faim et j’ai sommeil aux bonnes heures !"
De quoi être en bonne condition et supporter la tension des derniers moments.
Une delegation de près de 500 personnes a également fait le deplacement au Japon : des elus des regions d’ou sont issus les candidats, famille et anciens candidats, entreprises partenaires et de nombreux representants d’organisations nationales et regionales.
Depuis la fin des épreuves, les candidats profitent de 48 heures de repos avant de connaître leurs résultats et, pour certains, de voir leur cri de guerre se réaliser : "Gloire au Japon !".