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1984 - 1993 : la structuration du mouvement français

1985 marque l'entrée d'une femme dans la composition de l'Equipe de France des Métiers, en compétition en Coiffure à Osaka, au Japon. 30 ans plus tard, une dizaine de femmes en moyenne entrent dans la composition des Equipes de France des Métiers. Traditionnellement présentes dans les métiers de service, elles sont aussi présentes dans les autres métiers et détrônent régulièrement leurs homologues masculins dans des métiers comme Soudage, Peinture Automobile ou encore Peinture et Décoration.

En 1988, lors de la compétition de Sydney, en Australie, le constat est sans appel : la France, avec 11 candidats, est largement sous-représentée face à une participation croissante de nombreux pays sur les 5 continents.

Alain Gaudré, Secrétaire Générale de l'AOCDTF (Association des Compagnons du Devoir), se voit confier par André Delibes, alors président de l'Association, la mission de créer un Comité de Soutien au Concours International des Métiers afin de fédérer les acteurs des branches métiers, de la formation professionnelle et les pouvoirs publics.

L’AOCDTF, consciente du futur enjeu que ce concours présente pour les jeunes, pour l’apprentissage, l’enseignement professionnel et pour la promotion des métiers en France lance ainsi l'impulsion nécessaire à une prise conscience de l'intérêt de la compétition et à sa valorisation auprès du grand public.

11 institutions rejoignent le Comité de Soutien parmi lesquelles en plus de 2 ministères, l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers (APCM), l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI), le Conseil National du Patronat Français (CNPF), la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME), la Fédération Nationale du Bâtiment (FNB), l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UIMM), l’Union Nationale de la Maçonnerie (UNM), l’Union Professionnelle Artisanale (UPA). Elle siègent toujours aujourd'hui au Conseil d'Administration de WorldSkills France.

A l'occasion de la deuxième réunion du Comité de Soutien Français, le 28 Août 1989 à Birmingham, au Royaume-Uni, 4 objectifs sont prononcés :

1. Elargir la représentation de la France aux concours (au moins 20 métiers)
2. Structurer l’information sur les Olympiades, afin que le concours soit connu de tous
3. Réserver des avantages aux sélectionnés et aux vainqueurs pour plus de notoriété
4. Créer une structure officielle réunissant sous son autorité l'ensemble des opérations

C’est à cette occasion que le Comité acte la candidature de la France pour accueillir la Compétition Mondiale à Lyon en 1995, convaincue que la présence de l'événement en France permettra non seulement un gain de notoriété nécessaire à la croissance de l'équipe de France mais agira aussi comme vecteur de promotion des filières de formation professionnelle.

En 1990, le choix de la France et de Lyon pour accueillir la Compétition Mondiale de 1995, souligne la nécessité d'une structure juridique et impose la création du Comité Français des Olympiades des Métiers (COFOM) avec à sa tête André Ramoff. L'association s'active à développer l'Equipe de France des Métiers mais aussi à trouver les moyens de ses ambitions.

Entre 1988 et 1993, le développement des performances de l’Equipe de France des Métiers s’inscrit comme un enjeu fondamental de la structuration de la participation française aux Olympiades des Métiers, les premières sessions de préparations physiques et mentales sont instaurées et le binôme compétiteur-expert voit ainsi le jour.

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